retour menu Anecdotes et contes des origines. Racontez-moi "l

 votre courrier.vos
observations?

Des contes
des origines
au sujet des girouettes

Moitié de poulet ( adaptation)                        Thème du vent







 
Un conte:
















d'après:
Moitié
de
poulet.



 



      Il était une fois deux soeurs qui vivaient ensemble dans une misérable fermette. C'était, avec un porcelet, une biquette et un coq, le maigre héritage que leur avaient laissé leurs parents.

       Elles travaillèrent et travaillèrent tant qu'elles purent mais, maintenant, Noémie et Sidonie étaient bien vieilles et n'avaient plus guère de forces.   Pauvres, elles  se contentaient  de peu  et il ne leur restait plus  grand chose   pour vivre au début de l'hiver.
     
     Elles étaient inquiètes. Elles avaient toujours tout partagé: le travail, la nourriture, les joies et les peines. Allait-il falloir vendre le porcelet à la ville pour acheter un peu de farine et quelques provisions indispensables? Et la biquette ? la seule source de lait et de fromage, pourraient-elles la garder jusqu'à l'an prochain?

     Juste après Noël, le froid fut si vif qu'elles durent se séparer du porcelet pour s'acheter un peu de bois pour se chauffer. Au dehors, les plantes gelaient; l'eau également. Les deux soeurs se demandaient si elles allaient bien pouvoir survivre jusqu'au printemps.

      A la fin du printemps, il fallut se séparer de la biquette pour acheter quelques semences afin de préparer de futures récoltes. Les rats avaient tout dévoré.

       Tant et si bien qu'à la fin, il ne leur resta plus que le coq. Un jour, Noémie décida de manger un peu de viande pour reprendre des forces pour travailler la terre. Elle dit:
"Nous allons manger de la viande dimanche prochain.
    -De la viande, répondit Sidonie, mais quelle viande?
    - Nous allons manger le coq. C'est tout ce qui nous reste en attendant les récoltes prochaines.
    -Ah! mais il n'en n'est pas question! Je l'aime bien ce coq. Je préfère manger des vieilles châtaignes ou des raclures de farines moisies plutôt que de manger notre coq.
    -Qu'à cela ne tienne, nous avons toujours tout partagé, nous allons partager le coq."

       Ce qui fut dit, fut fait. Le dimanche matin, Noémie prit une hache et Sidonie tint le coq debout au-dessus d'un billot en bois en demandant à sa soeur de faire très attention. Il fallait bien partager le coq juste par la moitié.
       Et vlan! d'un seul coup d'un seul, la hache s'abattit et le coq fut séparé en deux: une moitié de bec, une aile, une moitié de queue et une patte, ce fut ce que chacune garda.

       Sous le coup, une moitié de coq fut mise à cuire par Noémie et la moitié de coq que tenait Sidonie s'échappa de ses mains.

       Noémie se nourrit de sa moitié de coq. Sidonie quand à elle, n'avait plus très faim et elle se demandait où avait pu s'échapper sa part de coq.

       Quelle ne fut pas sa surprise quand, le lendemain matin, elle entendit un demi cocorico et vit la moitié de coq au fond de la cour en train de picorer un demi grain avec son demi-bec et gratter à demi le sol avec sa patte pour essayer de trouver un demi-ver. Ce coq, a demi-mort continuait à être à demi-vivant!

       Au fil des jours, le coq vivait sa vie de demi-coq. Sidonie était très étonnée de le voir ainsi, régulièrement proche du tas de fumier. Un matin, elle vit qu'il avait beaucoup de peine à tirer sur quelquechose qui ressemblait à un ver de terre mais celà brillait un peu. Qu'est-ce que cela pouvait bien être?

      Ce jour-là, Sidonie n'était pas la seule à observer le coq. Le garde-chasse du roi  passait par là, avec un panier rempli de champignons ramassés dans la forêt pour le cuisinier du roi. Avec sa vue perçante, il a bien vu que le coq tirait sur quelquechose qui brillait. Un collier d'argent et de diamants, pensa-t-il! Si je l'apporte au roi, il sera très content de moi et me récompensera. Il n'eut aucune difficulté à s'en saisir. Le coq ne put protester qu'à demi mais il décida de suivre le garde-chasse et de réclamer le collier qu'il avait trouvé. Pourvu que le roi ne conserve pas le collier! Il a l'habitude de dire que tout ce qui est sur ses terres lui appartient.

       L'homme prit de l'avance et le coq, sautillant sur une patte, entreprit d'aller jusqu'au château du roi. En chemin, il rencontra un reste de feu qui se mourrait au bord de la haie.
    " Ah! beau coq! apporte-moi quelques brindilles sinon je crois que je vais mourir et tu pourras te réchauffer aussi longtemps que tu voudras.
    - Hélas, répondit le coq, c'est que je suis très pressé et comme tu vois, je n'avance qu'à demi. Le garde-chasse du roi m'a volé un collier de valeur que j'ai trouvé et je veux le récupérer. Je passe mon chemin!"

      Un peu plus loin, notre coq entend un bruit de cascade d'eau sur le bord du chemin et que voit-il? Un pauvre ruisseau qui se lamentait.
    "Aide-moi, grand coq. Une pierre m'empêche de passer et mon courant se meurt. A nous deux, nous pourrions la déplacer et tu pourrais te laver et te baigner tout le temps que tu voudrais.
    - Hélas, dit le coq, on vient de me voler un collier de valeur que j'ai trouvé près d'un tas de fumier, le garde du roi l'emporte et il faut que j'aille vite au château pour le récupérer. Je passe mon chemin, il le faut! "

      C'était le soir. Toujours en avançant patte à patte, il entendit du bruit dans la haie pleine d'épines. C'était le vent qui avait parcouru une grande distance et qui était coincé là, à bout de forces.
    " Oh! beau coq, est-ce que tu voudrais bien écarter ces branchages avec ton bec afin que je puisse passer. Je suis épuisé par tant de chemin et j'ai besoin de me reposer maintenant.
     - Hélas, dit le coq, il faut que je me dépêche. Je n'ai pas le temps. Le garde du roi vient de me voler un collier de diamants que j'ai trouvé près d'un tas de fumier.     Il le porte au roi pour être récompensé. " Je dois le récupérer avant que le roi ne l'ait vu."

      Notre moitié de coq arriva à la porte du château. Il fit beaucoup de bruit. Quelqu'un lui ouvrit. C'était le cuisinier du roi. En voyant cette moitié de coq, il eut le réflexe de l'attraper et il le mit dans une grande marmite en pensant que le roi allait être content. Il allait pouvoir lui préparer un coq aux champignons. Il en était tout heureux et entendait déjà les félicitations de sa royale seigneurerie.

      La pauvre moitié de coq, voyant cela, se débattit et cria tout ce qu'elle put.   " Feu, je t'en prie, ne chauffe pas si fort: je vais cuire complètement!
    - Je regrette, coq, mais je n'ai guère de forces et tu ne m'as pas aidé quand je manquais de brindilles alors débrouille-toi.
    - Eau, eau, reprit le coq, reste bien froide ou alors évapore-toi, je me noie!
    - Désolé, répondit l'eau mais tu ne m'as pas aidé non plus quand j'avais besoin de toi, alors, débrouille-toi."

       Le cuisinier entendait un tel bruit sous le couvercle de la marmite qu'il décida de le soulever pour voir. Ce qu'il vit lui souleva le coeur. Cette moitié de coq à moitié cuite n'était même pas à moitié belle à voir et il pensa que jamais le roi ne voudrait ne serait-ce qu'en manger la moitié. Alors, d'un seul coup, avec une paire de pincettes, il saisit la moitié de coq par l'aile et la jeta aussi fort et aussi loin qu'il put par la fenêtre de la cuisine à moitié ouverte.
       Le vent qui était là s'empara de cette moitié de coq volante si légère et la balança de ci de là malgré les protestations du coq tant et si bien que celui-ci atterrit et s'accrocha au sommet du clocher du village, tout raide et tremblant de peur.
       Le gel de la nuit fit le reste. Le lendemain matin et les jours suivants, les gens du village eurent la surprise de voir une silhouette comme un coq qui tournait en haut du clocher au gré du vent.

       On dit que les villageois trouvèrent cet arrangement bien pratique et même décoratif. Ils s'y habituèrent de générations en générations. Ils en ont même fabriqué en zinc ou en cuivre et posé d'identiques sur des tours et des maisons. C'est sans doute ainsi que la girouette est née et se perpétue de nos jours.

                                                             retour en haut de page haut
 




retour en haut de page haut
 


le thème du vent

Des girouettes Conte et légendes sur le vent à venir .......

1° conte:    Pourquoi le vent existe.   (conte des origines)
cliquez ci-dessus pour voir et lire ce conte.

2° conte:     Le coq de poulailler et le coq de girouette   (conte d'Andersen)                                
3° proverbes       Proverbes sur le thème du vent                                


retour  au menu anecdotes et contes